Artisanat traditionnel et production numérique

Parfois les choses les plus simples en apparence, se revèlent être des défis techniques. L’artisanat d’art consiste à atteindre un niveau de maîtrise extrème permetant de rendre invisible la complexité technique de l’objet que l’on a en main.
C’est, à mon sens, un point commun avec le design : l’illusion, la magie.

Si aujourd’hui certains savoir-faire disparaissent, d’autres n’existent pas encore. La fabrication à l’aide de machines numériques peut permettre de pallier à ce manque. Voilà une petite étude de cas qui le démontre bien, mes coffrets en bois et papier.

Je voulais, pour livrer des photos à mes clients, des coffrets dont l’élément structurant serait le papier. Cela peut paraitre contre-intuitif d’utiliser du papier comme élément structurant, car, dans l’inconscient collectif, c’est plutot un matériaux fragile. Pourtant bien utiliser il peut s’avérer d’une grande robustesse*.

L’idée était de suciter l’étonnement grâce à l’utilisation insolite d’un matériau, et par là, d’en vanter les mérites, et lui donner une certaine noblesse.

 

Après un premier prototype plusieurs problèmes sont apparus :
– Courber le papier et obtenir un congé régulier de manière systématique n’est pas évident.
– Travailler une feuillure sur des pieces de bois de petite taille empêche de travailler en série sur des outils de menuiserie traditionnelle.
– Coller le papier avec de la colle à bois, qui est très acqueuse, ramolie et fragilise le papier; et nécessite un serrage long.

Deux problèmes ont été résolus grâce à une machine de production numérique, et un autre grâce à la transposition d’une technique vieille de 1000 ans.

Je vous détaillerai, dans les prochains articles, chaque solution. Si vous voulez ne rien râter des étapes de conception de ces coffrets, je vous invite à me laisser votre mail via le formulaire ci-dessous.

 


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