LE STUDIO

J’envisage la pratique du design autour de ma réflexion entre artisanat et industrie. Aujourd’hui j’ai à coeur de vous présenté comment j’ai voulu traduire mes valeurs dans mon identité visuelle.

Premièrement j’ai choisi de rester sur le noir & blanc. Cela permet d’exprimer une forme de radicalité par l’usage de ces deux extremes. C’est aussi une forme d’universalité ; un choix de game de couleur dans une identité va de suite marquer culturellement celle ci : la genrer, lui donner une sorte de valeur sociale.

Ensuite, les caractères sont reliés, afin de former un tout. Pour moi le design permet de  créer des ponts et de fluidifier les interactions des usagers que ce soit avec une interface ou un objet du quotidien. J’aime aussi l’idée que l’on peut faire la synthèse d’une chose, la réduire à sa plus simple expression tout en la gardant lisible.

Enfin, la police utilisé comme base pour le logotype est la Garamond. C’est une police Française très ancienne qui a été conçu pour être le meilleur compromis entre lisibilité et économie d’encre. J’aime cette idée d’exprimer une identité française, de promouvoir une fabrication la plus locale possible, et d’avoir une réflexion honte sur l’économie-conception sans placarder du vert et du bleu-blanc-rouge de partout. L’intervention du designer doit être authentique, sincère, et ne doit pas découler d’un souci d’image ou de com’. On en revient à l’utilisation du noir & blanc et la boucle est bouclée.

Vous en savez maintenant encore un peu plus sur ma vision et mon identité. Si vous vous retrouver dans cette démarche, je serai ravis de collaborer avec vous.

LE DESIGNER

Après des études  à l’ENSCI-Les ateliers, à Paris, Raphaël a démarré sa carrière de designer dans le mobilier éco-conçu puis la technologie haptique au Commissariat à l’énergie Atomique (CEA). En 2014, il descend à Marseille pour monter son activité indépendante. Son approche personnelle du design s’appuie sur une nécessité, celle de l’équilibre entre le  travail physique de la matière et le savoir-faire numérique mobilisant l’outil digital pour « amplifier le travail de la main ».  Elle repose aussi sur le désir constant de « se laisser  penser en faisant », d’observer, de tenter, de tester tous les possibles susceptibles de (ré)orienter son travail.

Depuis 1 an, il accompagne au sein de Make it Marseille les makers et artisans dans leurs projets en tant que Fab-lab manager. Il réfléchit avec eux à leurs contraintes techniques, les conseille, les encadre dans la prise en main des machines, etc.

Texte par Celine Aguilera